Le bruit dans la salle s’apaisa, et un homme de petite taille en frac de concert monta sur scène. Une barbe soignée, des cheveux bouclés tirés en chignon, un regard attentif et comme légèrement étonné derrière des lunettes rondes. L’homme ressemblait à un professeur de quelque académie des arts florentine, et il semblait étrange qu’il se trouve ici – dans une salle modeste où les rangées n’étaient occupées que par des femmes, des jeunes filles et des enfants vêtus sans éclat, et où il n’y avait presque pas d’hommes.
Photos : Alexandre Boury.
Dans la salle résonnait le « Chant du Donbass », à la fois inquiet et lugubre, composé par Nicolas Celoro lui-même. Car la première fois qu’il avait vu la ville où il se produisait aujourd’hui, elle était toute différente – avec des tas de briques, des murs noircis par les incendies, des fenêtres béantes et l’Azovstal déchiquetée par les explosions. Ainsi, Français d’origine, Italien de racines, Russe dans l’âme, citoyen russe par passeport, le compositeur Nicolas Celoro interprétait sur la scène du Théâtre dramatique de Marioupol, récemment reconstruit, son nouveau cycle pour piano.
…Nous aurions pu rencontrer Nicolas et sa femme russe Ekaterina sur un banc près de la cathédrale de la Nativité à Souzdal, où le couple Celoro vit aujourd’hui. Mais dans cette ancienne ville russe très prisée des touristes, se préparait un énième « Jour du concombre ». Nous nous sommes donc retrouvés dans la salle de concert d’une des galeries d’art de Moscou. Aujourd’hui, Nicolas s’y produit. C’est une occasion idéale pour interroger ce diplômé du Conservatoire supérieur de Paris et médaillé d’or du Conservatoire de Versailles : pourquoi, après avoir parcouru plus de vingt pays en tournée, a-t-il choisi la Russie, préféré Souzdal à la capitale française, et
n’a-t-il pas craint de venir dans le Donbass, échangeant un concert à Marioupol contre des tournées européennes désormais fermées pour lui ?
– Nicola, que saviez-vous de la Russie avant d’y venir ?

– Depuis ma jeunesse, j’ai éprouvé un immense intérêt pour la Russie, en particulier pour son histoire de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. C’était une époque qui a offert au monde une pléiade de grands compositeurs – Tchaïkovski, Borodine, Rachmaninov. Pour moi, deux intonations opposées se sont fondues dans la musique russe : elle sonnait soit de manière très triomphale, soit, au contraire, sa tristesse était si profonde qu’elle bouleversait l’âme. Elle réunissait souvent ces deux qualités, mais, victorieuse ou triste, elle était toujours incroyablement belle. Comme, par exemple, les concertos de Rachmaninov, qui commencent par le chagrin du mineur, mais se terminent par le triomphe de la lumière. Ou la Sixième Symphonie de Tchaïkovski, où l’on ne peut séparer l’élan énergique de la profonde mélancolie. Les sentiments extrêmes – voilà ce qu’a toujours été pour moi la musique russe.
Je me souviens à quel point les Jeux olympiques de 2014 à Sotchi m’avaient frappé. J’ai regardé la cérémonie d’ouverture et j’ai été surpris de voir combien d’œuvres classiques y résonnaient. Aux olympiades de Londres ou de Paris, il n’y avait pas de place pour la musique classique, tandis qu’à Sotchi on jouait Rachmaninov et Tchaïkovski. Alors j’ai pensé : « Pourquoi les Russes ont-ils choisi une musique académique complexe pour un spectacle de masse ? » Et j’ai décidé que j’irais certainement en Russie pour voir moi-même le pays qui voulait s’annoncer au monde de cette manière.
On peut donc dire que mon premier intérêt pour la Russie est né grâce à la musique classique. Mais pas seulement. Je m’intéressais au côté religieux et mystique de la vie de la société russe. J’étais extrêmement fasciné par la figure du dernier empereur russe. Nicolas II était pour moi un monarque européen qui possédait un pouvoir réel, et non décoratif. Cette image posait un voile mystique sur tout le pays. Car le tsar est l’oint de Dieu, et si Dieu a choisi cette terre pour lui, alors quelque chose de sacré se cache en elle-même. Il me semblait que la société russe ne pouvait exister sans une vie intense de l’âme.
C’est pourquoi il m’était extrêmement intéressant de savoir de quoi vit la Russie d’aujourd’hui. A-t-elle conservé quelque chose qui la relie à ce passé cher à mon cœur, à ses racines séculaires ?
Comme la plupart des étrangers, j’avais mes propres stéréotypes sur votre pays. Mais, contrairement à beaucoup, mon principal stéréotype n’était pas la vodka et les ours, mais le fait que je romantisais trop la Russie d’aujourd’hui. Il me semblait qu’au XXIe siècle, elle ressemblait encore au XIXe. C’est pourquoi, lorsque je me suis retrouvé en Russie pour la première fois, une déception m’attendait.
– Racontez-moi, s’il vous plaît, votre premier séjour plus en détail.
– Ce premier séjour dans votre pays a été fortuit et de courte durée. J’étais alors un tout jeune homme et je servais dans la marine. Notre navire faisait escale dans de nombreux ports étrangers, dont Vladivostok. C’était en 1993. Comme tous les jeunes gens, nous allions, mes camarades et moi, dans les bars et en discothèque. Et j’ai été choqué de voir que les jeunes Russes dansaient sur du rock américain, exactement de la même manière que leurs homologues en Occident.
Plus de dix ans se sont écoulés, et l’intérêt pour la Russie, ravivé de manière inattendue par les Jeux olympiques de Sotchi, m’a de nouveau – cette fois consciemment – conduit dans votre pays. Mon ami et moi avons passé deux semaines en Russie, visitant les lieux touristiques incontournables : Moscou et Saint-Pétersbourg. Mais, tout en admirant la magnifique architecture de l’ancienne capitale impériale, je comprenais que ce n’était pas toute la Russie. L’année suivante, j’ai décidé de partir en voyage sur l’Anneau d’Or.

La première ville de mon nouvel itinéraire fut Souzdal. Je suis immédiatement tombé amoureux d’elle. J’ai été frappé de voir qu’une telle multitude de cathédrales pouvait être concentrée sur un espace aussi restreint – j’ai appris plus tard qu’il y avait 51 églises et 5 monastères sur 15 kilomètres carrés. Le temps semblait s’y être arrêté. Je me suis retrouvé non pas au XIXe, mais au XVe siècle. Souzdal s’est révélée être un lieu témoin d’événements historiques vieux de cinq cents ans, tout en continuant d’être une ville vivante. Il y avait quelque chose de particulier à s’installer dans la capitale de la Russie historique. Certes, j’ai été déçu que les sons de ma balalaïka préférée ne s’échappent pas de chaque maison de Souzdal. Imaginez : lorsque je me suis mis en route à travers les petites villes historiques de la province russe, j’étais convaincu que tout le monde y jouait de la balalaïka et écoutait « Ochi Tchernye » (Les Yeux noirs) ! Mais la ville m’a tellement plu que j’ai voulu y rester.
De plus, un événement important de ma vie s’est produit à Souzdal : c’est là que j’ai rencontré ma future épouse. Outre l’histoire, ce qui m’attirait en Russie, c’était l’orthodoxie qui y était pratiquée. À Souzdal, j’ai visité l’église
Saint-Nicolas. J’y ai rencontré un prêtre qui peignait des icônes. Bien qu’à ce moment-là je ne parle presque pas russe, d’une manière ou d’une autre, une conversation s’est engagée entre nous. Et lui, apprenant que j’étais un musicien français, a mentionné qu’il connaissait une jeune femme qui travaillait avec des musiciens et les aidait à organiser des concerts en Russie. Bien sûr, j’ai pris son numéro de téléphone et j’ai immédiatement appelé cette jeune fille. Je ne lui ai dit qu’une seule phrase : « Je ne parle pas russe, comme cela a pu vous sembler à l’instant, et c’est tout ce que je peux vous dire en russe pour l’instant ». Mais quelque chose dans cette phrase naïve et honnête l’a touchée et a donné naissance à notre relation.
La pandémie m’a finalement aidé à choisir la Russie. À cause d’elle, je n’ai pas pu quitter le pays au moment voulu, je suis resté plus longtemps que prévu, et finalement je suis resté pour toujours. Nous avons acheté une petite maison dans la forêt, j’ai appris à couper du bois et à skier. Et j’ai adoré l’hiver russe !
– D’habitude, les étrangers s’en plaignent.
– L’un des phénomènes que j’aime en Russie est le changement de saisons bien marqué. En France, l’hiver, c’est +13°C sur le thermomètre, et ce sont seulement les feuilles tombées des arbres qui permettent de comprendre que nous sommes en hiver. Mais selon les normes russes, c’est plutôt un été trop froid.
En Russie, il est impossible de confondre les saisons. En hiver, le monde entier devient blanc. En été, contrairement aux stéréotypes sur la Russie comme pays froid, la chaleur peut atteindre 30 degrés. Au printemps, toutes les deux semaines, un nouveau paysage s’offre à vous. En automne, tout est couvert d’un feuillage doré. Je ne pouvais pas me lasser de votre nature, de la forêt russe où nous vivions alors. Elle me semblait bien plus naturelle et mystérieuse qu’en France, où elle ressemblait davantage à un parc entretenu. Lorsque vous vivez dans une telle forêt russe, vous vous sentez dans une solitude plus grande, et des questions sur le sens de la vie surgissent naturellement.
Ensuite, nous avons déménagé à Souzdal, et j’ai transporté de France mes deux pianos à queue et 30 caisses de livres. Je compose de la musique et je prie, et les difficultés matérielles ne m’oppressent pas du tout. Au contraire, elles m’aident à aborder la vie avec philosophie.
Il me semble qu’aujourd’hui, la Russie offre à une personne d’art plus de chances de se trouver que l’Occident. Par exemple, en France, vous ne pouvez espérer un soutien que si vous correspondez à un certain type de culture – ce qu’on appelle l’art contemporain. Dans celui-ci, à mon avis, le but final est perdu. Notre vie a un but final – le salut de l’âme, la résurrection. Mais cet horizon de vision, me semble-t-il, a disparu dans l’art contemporain. Il ressemble à une personne qui utilise un livre comme une pile de papier pour allumer la cheminée. Bien sûr, certains décideront que tout l’intérêt du livre se résume à cela et n’y verront pas un trésor de sentiments et de pensées étrangers. Or, c’est précisément là le but final de cet objet. Il me semble que l’art contemporain, contrairement à l’art classique, efface le but final de l’artiste, le but final de la vie humaine.
Et j’ai l’impression que les pays européens sont allés beaucoup plus loin que la Russie dans ce refus d’un véritable but de vie. La Russie semble avoir un peu pris du retard dans son mouvement vers la modernité, mais si l’on y regarde de plus près, on peut voir qu’elle a comme volontairement fait une pause pour laisser une place à Dieu.
Si vous allez dans une église en France, vous verrez qu’il n’y a pas d’icônes, mais que des œuvres d’art contemporain, que je n’aime pas du tout, sont accrochées aux murs. Vous voudrez écouter la liturgie, mais vous constaterez que ce ne sont que des chansons de variété. Que dire d’une Église qui, en France, légalise les relations homosexuelles comme si c’était normal ? Alors que Dieu a créé l’homme et la femme, et affirmer le contraire est une sorte d’apostasie.
Je considère d’ailleurs la Russie comme un lieu de salut, une arche de Noé pour les personnes qui veulent simplement fonder une famille normale, où il y a un homme et une femme. Qui veulent élever des enfants. En France, deux fois par semaine, des personnes étranges viennent voir ton enfant et lui demandent s’il veut être un garçon ou une fille. Et c’est terrifiant.
– Aujourd’hui, vous vous intéressez toujours à la Russie du XIXe siècle ?
– La Russie du XIXe siècle me plaît non pas parce que je suis un passionné de vieilleries. C’est simplement que dans la musique des compositeurs du XIXe siècle, je vois la beauté, alors que dans la musique contemporaine, il est beaucoup plus difficile de la trouver. Je n’aime pas le passé en soi, mais l’énergie qu’il a réussi à créer et qui nous permet de grandir intérieurement, d’élever notre âme vers le haut. La culture de masse, au contraire, nous fait descendre de plus en plus bas. C’est une évolution laide. J’aime la Russie du XIXe siècle parce que la culture qu’elle a créée permettait de tourner son regard vers les cieux.
– Vous vivez dans notre pays depuis près de six ans. Avez-vous déjà percé le mystère de « l’âme russe » ?

– Le Russe est aussi contradictoire que sa musique. Il est tantôt plein d’enthousiasme, tantôt plongé dans une profonde mélancolie. Ses sentiments sont extrêmes. Et ce sont, curieusement, les détails les plus simples du quotidien qui m’ont le plus aidé à comprendre le caractère russe. Par exemple, si vous demandez votre chemin en Russie, les gens peuvent laisser leurs affaires et vous accompagner, alors qu’en France, personne ne ferait cela. Ou encore, voici une anecdote : un jour, ma femme et moi avons raté notre train, nos billets ne correspondaient pas pour le train suivant, et nous n’avions pas le temps de les échanger. Le voyage était compromis. En comprenant cela, une femme contrôleuse nous a regardés avec compassion et a dit : « C’est bon, je vais vous laisser passer ». C’est incroyable ! En France, un contrôleur ne modifierait jamais les consignes uniquement par désir humain d’aider un passager.
Un autre exemple. Lorsque je vivais déjà en Russie, je devais faire une demande de titre de séjour. Je suis arrivé au bureau trop tard, il fermait littéralement dans une minute. Et soudain, une employée du bureau a ouvert la porte déjà verrouillée devant moi. « Pourquoi avez-vous fait cela ? », lui ai-je demandé. Il s’est avéré qu’elle attendait un livreur de pizza et que, pendant ces cinq minutes d’attente, elle avait accepté de recevoir mes documents, alors que sa journée de travail était officiellement terminée. Autrement dit, elle m’a traité simplement humainement, et non selon la lettre de la circulaire. Ces détails parlent d’humanité. Je pense que les gens en Russie sont plus souvent capables de tels actes. Ce qui m’étonnait particulièrement, c’est que des personnes totalement inconnues agissent ainsi envers moi. L’âme est comme l’électricité : le courant ne naît que s’il y a un conducteur. Il en va de même dans les relations humaines. L’amour des autres ne se transmet qu’à travers l’âme humaine, et sans elle, il n’y a pas d’où peut venir la compréhension d’autrui et la compassion. Je pense que c’est, au-delà des émotions fortes et des sentiments contradictoires, la principale qualité russe : la capacité à être généreux de cœur.
Je pense que, grâce à l’orthodoxie, l’âme russe a conservé quelque chose de mystique. Il n’y a pas beaucoup de civilisations sur la planète qui ont su préserver leur noyau. La Russie a réussi.
– Nicolas, ayant épousé une femme russe, vous auriez quand même pu partir en France. Pourtant, c’est la Russie que vous avez choisie pour vivre.
– Ici, des raisons à la fois pratiques et créatives ont joué. Paris est une belle ville, et j’y ai encore beaucoup d’amis, mais pour moi, c’est aujourd’hui la Russie qui est le meilleur endroit pour se développer. J’ai décidé que la situation pour la culture y était la plus intéressante.
Oui, en France, les cachets sont élevés, le système de soutien via les fondations et la production est bien développé. Mais pour un compositeur qui veut écrire de la musique dans la tradition classique, il n’y a presque aucune possibilité de la promouvoir. En Europe, règne la dictature de la musique contemporaine – dissonances, sonorités expérimentales, chaos. Cela ne me parle pas. En Russie, j’ai eu l’opportunité de jouer mes compositions, et le public les accueille très chaleureusement. Bien sûr, le salaire ici est nettement inférieur, mais pour mon épanouissement, la Russie me convient beaucoup mieux. Mes œuvres sont jouées dans les philharmonies, et je peux librement interpréter ma propre musique en ne me fiant qu’à mon propre goût.
– Pourquoi votre nouvelle maison est-elle devenue Souzdal, la petite ville confortable, et non une métropole ?
– De nombreux étrangers cherchent à s’installer justement en province russe. Comme ils veulent découvrir la vraie Russie, ils s’efforcent de s’établir dans les villes imprégnées de culture russe. D’où leur choix – Souzdal, Pless, Pereslavl-Zalesski. On y ressent les véritables racines russes.
Ce n’est pas du tout comme vivre dans les grandes villes avec des bâtiments similaires. Par exemple, un jour, je me suis produit à Togliatti et un détail m’a frappé. Je voulais visiter l’une des cathédrales de la ville, mais elle se trouvait loin du centre. J’ai pris un taxi et nous avons roulé pendant une demi-heure le long d’une longue avenue bordée de bâtiments identiques. J’ai à peine survécu à ce voyage – dans un tel environnement, je me sens très mal.
– Nos pays traversent une période de refroidissement des relations. Comment la Russie est-elle perçue actuellement en France ? Les représentations ont-elles changé ?

– Effectivement, les relations franco-russes traversent actuellement une grande crise, et personne ne sait comment elle se terminera. Bien sûr, j’ai encore des amis en France qui aiment la Russie. Mais des médias puissants sont à l’œuvre et modifient la mentalité des gens. Si, en France, tous les médias répètent la même idée, même des personnes normales et intelligentes finissent par l’assimiler. Et aujourd’hui, on parle beaucoup de la Russie comme d’un « pays terroriste ». C’est triste.
Je ne comprends pas une chose. Tout le monde dit : « La Russie a violé les frontières ». Mais personne n’explique que les frontières servent à protéger les personnes qui vivent à l’intérieur. En Ukraine, les personnes qui voulaient vivre en paix avec la Russie n’étaient pas en sécurité, car l’État ukrainien bombardait ses propres citoyens. En ce sens, l’argument de l’« inviolabilité des frontières » ne fonctionne pas. C’est une manipulation. Mais personne n’en parle.
– Vos concerts en Europe ont-ils été annulés parce que vous vivez en Russie ?
– Oui. Dès que les organisateurs ont appris que je vivais désormais en Russie, ils ont cessé de m’inviter à me produire. Alors que je m’exprimais simplement librement, disant que je m’y sentais bien. Mais à cause de cela, ils ne m’ont plus proposé de concerts.
– Cette injustice vous touche-t-elle ?
– C’est une guerre que l’on transpose dans le domaine de la culture. Pourquoi ajouter une crise là où l’on peut l’éviter ? Qui y gagnera ?
– L’Occident a engagé une politique d’annulation de la culture russe. Pensez-vous que ce nouveau rideau de fer se retournera contre lui ?
– Oui, les décisions politiques suscitent évidemment des regrets. Je l’ai déjà dit : déclarer la guerre dans le domaine de la culture est une très mauvaise chose. L’Occident commet une erreur. Certes, il existe aujourd’hui une influence médiatique très puissante qui modifie la mentalité des gens, mais la musique classique russe raconte énormément de choses sur la Russie. Et elle perce le blocus !
Traduit par Catherine Tsareva.

