La famille Oosting

Vers la Russie pour un nouveau départ 

Dimitri a seize ans. C’est le plus grand et le plus sérieux. Anika, l’aînée, sourit tout le temps et a de beaux yeux bruns, très doux. Darik est le petit dernier : vif, spontané. Au début, ils étaient un peu timides tous les trois, mais ils se sont vite décontractés. En discutant avec eux, on a compris pourquoi la famille Oosting a quitté les Pays-Bas en urgence pour s’installer en Russie.

Ça s’est passé en 2022. Leurs parents, Gerard et Julia, ont alors décidé qu’il était temps de se construire une nouvelle vie dans la Fédération de Russie. Aujourd’hui, après quatre ans passés dans notre pays, Anika, Dimitri et Darik sont convaincus d’une chose : c’est la Russie qui a beaucoup à apprendre au reste du monde.

La partie la plus étroite des Pays-Bas

La famille Oosting
La famille Oosting. Photo : Alexandre Boury

« Notre maman est née et a grandi à Kaliningrad, dans la banlieue de Moscou – ce qu’on appelle aujourd’hui Koroliov. Quant à papa, il a toujours vécu aux Pays-Bas », entame Anika. Julia parlait couramment anglais et travaillait comme traductrice dans une société internationale. Un jour, elle a été envoyée en mission au siège social, aux Pays-Bas, là où Gerard Oosting travaillait. C’est ainsi qu’ils se sont rencontrés, puis mariés.

Leurs enfants sont nés dans la bourgade d’Echt-Susteren (« ou Susteren tout court », précise Anika), dans la province de Limbourg. La plupart des gens qui ne connaissent pas bien les Pays-Bas n’en connaissent généralement que deux ou trois villes : Amsterdam, Rotterdam et, à la rigueur, La Haye. Je demande donc à nos jeunes amis de nous décrire un peu leur localité.

« De Susteren à Amsterdam, c’est assez long : en voiture ou en train. Si on prend le train, il faut faire une correspondance », explique Dimitri. « Si vous regardez la carte du pays, dans le sud-est, vous verrez la partie la plus étroite des Pays-Bas. C’est là qu’on habitait (la largeur de la commune d’Echt-Susteren à son point le plus étroit est d’environ 4,8 kilomètres, NDLR). Sur le panneau, c’est écrit : “La partie la plus étroite des Pays-Bas”. À gauche de la route, c’est la Belgique ; à droite, l’Allemagne. » « Susteren, reprend Anika, est vraiment une toute petite ville. C’est plutôt un village où tout le monde se connaît, et les maisons sont en brique, pas hautes. »

Noël et le carnaval qui précède le Carême sont à peu près les seules fêtes qui viennent pimenter la vie paisible et monotone de Susteren. Après tout, précisent les enfants, on ne voit quasiment plus de costumes traditionnels dans les défilés : les gens se déguisent surtout en superhéros de bandes dessinées américaines.

En 2022, la famille Oosting a déménagé en Russie
En 2022, la famille Oosting a déménagé en Russie. Photo : Alexandre Boury

« Les Pays-Bas, c’est à peu près grand comme la région de Moscou, pas de quoi courir les champs », observe Dimitri. Ses parents lui avaient déniché une bonne école de musique où il apprenait l’accordéon. Problème : l’école était à l’étranger. Gerard et Julia devaient conduire leur fils en Belgique, le pays voisin.

Il s’avère qu’aux Pays-Bas, il n’y a pas de clubs ou de sections gratuits pour les enfants. Ce n’est pas tout : payer les cours ne suffit pas. Par exemple, si un gamin fait du judo ou du foot, les parents doivent verser des cotisations supplémentaires à la fédération sportive nationale concernée. D’après les enfants, les entraînements étaient souvent peu professionnels, et n’importe quel parent pouvait servir d’entraîneur. Les cours de danse et de musique étaient donnés à un niveau très basique, tout juste bon à apprendre deux ou trois pas pour le carnaval local. En natation, on apprend plutôt à flotter et à plonger habillé – une espèce de mini-cours de survie pour le cas où on tomberait à l’eau dans un canal. Les cours de programmation, de conception ou de modélisation ? Inexistants. « Alors, ils font quoi les gosses après l’école ? », je m’enquiers. En réalité, après les cours, les enfants passent leur temps soit devant l’ordinateur, soit à taper dans un ballon au parc.

« Il n’y avait vraiment aucune activité gratuite pour les écoliers ? », je m’étonne. « Si ! », répondent les Oosting d’une seule voix. Ils précisent : la seule activité gratuite, c’était la chorale de l’église. Mais, comme on dit, ça n’a pas duré longtemps : la chorale s’est arrêtée quand les bénévoles qui l’encadraient ont déménagé ailleurs. Depuis ce jour, plus aucun club gratuit dans la bourgade.

« Et puis, tant pis, tu te débrouilleras »

Anika, la fille aînée
Anika, la fille aînée/ Photo : Alexandre Boury

En déménageant en Russie, la vie des enfants a changé du tout au tout. Tous les trois se sont inscrits au centre d’éducation complémentaire « Kvantorium », où chacun a trouvé son bonheur. « Je crée des sites web et je fais du high-tech », annonce fièrement Darik, passionné d’informatique. Dimitri, qui s’intéresse aux mêmes choses, explique : « Le high-tech, c’est une filière de haute technologie avec des imprimantes 3D et laser ». Il est même allé à Sakhaline présenter son propre projet. Gratuitement.

Je leur demande comment s’est passée leur intégration dans le système scolaire russe, et ce qui les a étonnés. À qui mieux mieux, les trois frères et sœur racontent qu’à leur arrivée à l’école, les professeurs leur ont tout de suite proposé des cours supplémentaires en dehors des heures de classe. Et sans rien leur réclamer en retour ! Les enfants en sont restés sidérés. Aux Pays-Bas, disent-ils, ceux qui galéraient avec l’adaptation ou le programme scolaire ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. « Tu parles mal la langue ? Et puis, tant pis, tu te débrouilleras ! » – se souvient Anika avec indignation, citant des mots qu’elle a entendus de la bouche de ses enseignants. « On ne pouvait pas aller voir une prof pour lui demander de l’aide », confirme Darik.

Quant à Anika, elle semble vouloir essayer tout ce que la Russie peut lui offrir : chant, danse, robotique, et projets au « Kvantorium ». En outre, Anika est une participante chevronnée à l’Olympiade panrusse des écoliers en anglais.

Les enfants reconnaissent : depuis qu’ils sont en Russie, ils avancent à « pleine vapeur », et ce rythme de vie les a d’abord déstabilisés. Faire les imbéciles comme ils le faisaient aux Pays-Bas, ce n’est plus possible. Mais ils sont contents d’avoir trouvé, dans la patrie de leur mère, une multitude de possibilités pour se réaliser. « Notre père soutient totalement le système éducatif russe. Il est très content que nous travaillions beaucoup plus dur qu’aux Pays-Bas et que nous ne passions pas notre temps à ne rien faire à la maison », sourit Dimitri.

Il faut dire que sur cette question, toute la famille est unanime. Les Oosting estiment que le système éducatif occidental ne vise pas à former des personnes véritablement instruites. D’après les enfants, dans les écoles néerlandaises, on ne donne pas de devoirs avant la septième ou la huitième année. Quand les devoirs arrivent enfin, les Oosting sont déçus : en général, il s’agit de colorier ou de dessiner une image. Ils disent en riant qu’ils ont appris la table de multiplication pendant trois, voire quatre ans de suite. Le système de notation peut lui aussi être une véritable surprise pour les écoliers russes et leurs parents. « En Russie, il y a des excellents élèves, mais aux Pays-Bas, il n’y en a pas, explique Anika. Il y a ceux qui réussissent un exercice ou un contrôle, et ceux qui échouent. Le principal, c’est d’avoir plus de six points. Le principe, c’est que la majorité ait un niveau médiocre. Ceux qui se distinguent, eux, poursuivent à l’université. »

Dans les établissements secondaires néerlandais, les classes fonctionnent comme des sortes de castes : les élèves y sont répartis selon leurs capacités intellectuelles ou leurs résultats scolaires. Les enfants Oosting sont entrés dans un bon lycée où ils étaient à l’aise. Dans les établissements moins réputés, soulignent-ils, les migrants qui refusent de s’assimiler sont majoritaires : les coups de couteau, les menaces contre les professeurs, c’est monnaie courante. Certains garçons néerlandais, d’ailleurs, ne valent pas mieux.

La petite ville de Susteren a été épargnée par l’immigration clandestine, contrairement aux communes plus importantes des environs. Des ressortissants d’Afrique du Nord bloquent des quartiers entiers, organisant avec une régularité confondante des manifestations et des émeutes pour des prétextes les plus minces, histoire de pouvoir tout saccager sur leur passage.

« Ça ne vous plaît pas ? Alors dégagez ! »

Dimitri, seize ans, s'intéresse à la programmation
Dimitri, seize ans, s’intéresse à la programmation. Photo : Alexandre Boury

La promotion de l’orientation sexuelle non traditionnelle et du changement de genre dans les établissements scolaires a été, pour Gerard et Julia comme pour d’autres parents de leur entourage, l’une des raisons majeures de leur départ. Un jour, une amie de Julia, mère de famille nombreuse, a demandé au directeur de l’école de cesser de montrer des transgenres aux enfants. La réponse a été brutale : « Ça ne vous plaît pas ? Alors dégagez ! »

Pendant plusieurs années, Gerard et Julia ont hésité entre rester aux Pays-Bas ou chercher un nouveau lieu de vie. Ils sont partis en 2022, quand ils ont estimé qu’il n’était plus possible de demeurer en Europe.

Gerard est un analyste dans l’âme. Il avait déjà effectué plusieurs voyages professionnels au Royaume-Uni par le passé. Il y a une dizaine d’années, en observant ce qui se passait dans son pays natal et en tirant des conclusions assez évidentes, il s’était dit : « Ce qui est arrivé au Royaume-Uni va arriver ici. Est-ce que j’ai envie de vivre dans un pays où des gens d’une autre foi et d’une autre culture refusent de s’intégrer et finissent par dominer la population locale ? Non, je ne veux pas. »

Entre-temps, la situation politique s’est envenimée. Les tensions ont également augmenté dans le petit monde où vivait la famille Oosting.

D’après les enfants, même avant 2022, les Néerlandais percevaient les Russes comme des gens « méchants » et « hostiles », même s’ils restaient aimables en surface. Mais avec le début de l’opération militaire spéciale, leurs racines russes sont devenues un motif de réprobation ouverte. « Un jour, un camarade de classe m’a dit : “Si on bombardait tous les Russes, personne ne s’y opposerait” », raconte Dimitri, l’air sombre. « Le pire, c’est qu’ils disaient ouvertement qu’il fallait tuer tous les Russes, s’en débarrasser tous », enchaîne Anika.

Selon elle, les Néerlandais sont un peuple extrêmement crédule, dépourvu de la moindre once d’esprit critique. Alors quand le professeur d’histoire diffusait directement en classe des informations télévisées qui claironnaient le prétendu danger nucléaire que représenterait la Russie, les élèves gobaient tout sans broncher.

Le plan « d’évasion »

Darik, le plus jeune de la famille, en sait déjà presque plus sur sa seconde patrie que sur les Pays-Bas
Darik, le plus jeune de la famille, en sait déjà presque plus sur sa seconde patrie que sur les Pays-Bas. Photo : Alexandre Boury

Gerard et Julia ont préparé leur déménagement bien à l’avance, sans précipitation et avec soin. Ils envisageaient de partir dès 2021, mais ils ont gardé le secret devant leurs propres enfants jusqu’en mars de l’année suivante. Anika plaisante : le petit dernier n’a été mis au courant que lorsque le panneau « Maison à vendre » a été planté devant la porte. Darik, lui, raconte autre chose : un matin, il est descendu prendre son petit-déjeuner et il a entendu sa mère dire à son père : « Bon, c’est décidé, on déménage ! »

D’abord, ils ont expédié en Russie un énorme conteneur rempli de meubles. Pendant plusieurs mois, toute la famille a dormi sur des matelas dans une maison quasi vide. Puis, le premier jour d’août, Gerard et Julia ont rassemblé en vitesse les derniers effets, ont embarqué les enfants dans la voiture et sont partis, pratiquement à l’aveuglette. Leur seul cap, c’était la Russie. En chemin, ils se sont arrêtés dans des auberges de jeunesse au hasard des rencontres. Ils ont fait un crochet par Koroliov, puis ont gagné la région de Nijni Novgorod. Ils y ont passé quatre mois, que les enfants ont retenus comme un hiver exceptionnellement neigeux et les paysages de Nijni Novgorod. Ensuite, la famille est revenue à Koroliov, où elle a posé ses valises.

Précisons que les enfants connaissaient la Russie bien avant le déménagement : ils passaient chaque été chez leur grand-mère, dans un petit village de l’oblast de Riazan. Les jeunes Oosting n’ont jamais eu de difficulté avec le russe : chez eux, dès le début, on a toujours parlé les deux langues maternelles des parents – le russe et le néerlandais. Ils parlent aussi couramment l’anglais, langue très courante aux 
Pays-Bas. Aujourd’hui, ils s’expriment en russe sans aucune gêne, même s’ils utilisent parfois des anglicismes.

Curieusement, le vent du changement venu d’Europe a fini par pousser vers la Russie toutes les familles internationales que les Oosting connaissaient aux Pays-Bas. Fait remarquable, même les Néerlandais de souche considèrent de plus en plus notre pays comme une destination possible. La plupart sont des agriculteurs, car l’agriculture est un secteur clé de l’économie néerlandaise. Mais la politique actuelle de l’Union européenne, qualifiée d’« agressive » par Anika, à l’égard de ses propres exploitations agricoles, fait douter : les autorités rachètent les terres, encouragent l’abandon de l’élevage au nom des « objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ». Résultat, des milliers de propriétaires fonciers sont contraints de céder leurs terres à l’État. Au final, pendant qu’en Russie les menus comportent de la viande et du poisson, dans les écoles néerlandaises, on sert aux enfants des aliments à base de vers transformés en leur expliquant que c’est l’avenir (depuis février 2025, l’UE autorise les produits contenant de la poudre de larves de ténébrion meunier, que l’on peut ajouter au pain, aux pâtes, au fromage, aux produits laitiers, aux compotes, NDLR).

Que nous enseigne l’histoire ?

Les Oosting n’ont jamais refusé d’aider leurs anciens compatriotes – ils sont toujours prêts à donner des conseils pour faciliter l’installation en Russie. Mais les Néerlandais de souche, note Anika, n’aiment pas les risques ; même face à un vrai problème, ils peuvent traîner des mois avant d’agir. Ils préfèrent planifier, veulent que tout se déroule selon un scénario établi d’avance. Cette façon de vivre ne plaît pas à la jeune fille : « Moi, ce que j’aime, c’est me réveiller, décider de partir, et partir. » Sans hésiter, les Oosting concluent d’une même voix : c’est de leur mère qu’ils tiennent ça !

Les Néerlandais, racontent les enfants, adorent la propreté et l’ordre. Et pour cette raison, ils n’aiment pas du tout les invités : les étrangers dans la maison viennent forcément troubler l’idylle habituelle. Pis, si l’on se présente sans avoir prévenu, c’est un véritable cauchemar pour les hôtes. On planifie donc les visites au moins une semaine à l’avance.

Anika était même un peu anxieuse la première fois qu’elle a été invitée en Russie. Son amie l’a fait asseoir à table et s’est mise à lui proposer soit du bortsch, soit une salade. La jeune invitée était déconcertée, car aux Pays-Bas, la politesse commande de refuser la nourriture pour ne pas embarrasser les hôtes. « Les Russes, non seulement ils vous nourrissent, mais ils restent avec vous jusqu’au soir, raconte Anika. Et après, ils vous disent : “Reste dormir chez nous, il fait déjà nuit !” »

En Russie, personne n’a regardé les Oosting de travers parce qu’ils arrivaient d’un pays occidental hostile. « Les Russes voient d’abord l’être humain, pas son passeport », estime la jeune fille. Les frères et sœur racontent que beaucoup de gens sont surpris quand ils apprennent qu’ils ont déménagé des Pays-Bas vers la Russie. Certains se réjouissent pour eux, d’autres, parfois, ne comprennent pas : « Pourquoi êtes-vous venus ? Ce n’était pas mieux là-bas ? »

Anika, Dimitri et Darik ne varient pas d’un iota : ils ont déménagé pour les opportunités – pour la vie, pour les activités, pour leur développement personnel. « Aux Pays-Bas, on te considère comme un futur travailleur, et c’est tout. Tes talents, tes idées, tes pensées, personne n’en a rien à faire », confie Anika. La Russie, selon elle, offre aux jeunes des possibilités immenses pour s’épanouir.

Dans leur nouvelle patrie, les enfants ont déjà visité plusieurs villes : Toula, Kostroma, Rostov Veliki, Serguiev Possad et même Novossibirsk. Ils adorent l’authenticité architecturale des anciennes cités russes. Mais ils notent aussi chez la Russie contemporaine, dans certains domaines, une tendance à « copier ce qui se fait en Occident » – Dimitri, par exemple, ne comprend pas cette manie.

Nous nous sommes promenés avec les enfants dans le centre-ville de Moscou
Nous nous sommes promenés avec les enfants dans le centre-ville de Moscou. Photo : Alexandre Boury

D’ailleurs, ils ne comprennent pas davantage la même tendance chez les Néerlandais. Seulement là-bas, à leur avis, elle est bien plus répandue qu’en Russie. « Ils dévalorisent leur propre héritage. Comme ensorcelés, ils lorgnent vers les réalités des autres et les essaient sur eux-mêmes », déplore Anika.

Après un silence, Dimitri avoue, un peu à la surprise générale : « Je suis fier de mes origines russes, mais pas de mes origines néerlandaises. Pour ce qui est des Pays-Bas, je connais à peu près l’histoire du pays, et c’est tout. J’aimerais mieux connaître sa culture, sa littérature, mais là-bas, on n’y prêtait pas attention. Du coup, je n’ai pas grand-chose dont être fier. D’ailleurs, ce n’est qu’en vivant en Russie que j’ai appris qu’un grand personnage russe – l’empereur Pierre le Grand – était allé en Hollande (l’ancien nom du pays jusqu’en 2020, NDLR). Aux Pays-Bas, je n’en avais jamais entendu parler, on n’en parlait jamais… »

Darik approuve son grand frère d’un signe de tête. Bientôt, il en saura plus sur notre pays que sur celui où il est né. Le benjamin des Oosting sourit et dit combien il est heureux de vivre en Russie. « Pierre le Grand est venu à Amsterdam, enchaîne-t-il sur le sujet lancé par Dimitri. Mais il est peu probable qu’on raconte ça dans les écoles néerlandaises, parce qu’ils pensent que la Russie est mauvaise. Et ils ont tort. C’est la Russie qui pourrait aujourd’hui apprendre beaucoup à l’Europe. Par exemple, au moins ceci : on ne peut pas simplement effacer toute une partie de l’histoire et de la culture d’un pays. Toujours importante, toujours nécessaire : telle est l’histoire. »

Traduit par Catherine Tsareva

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